Chaque année, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires dédient une journée pour l’arrêt du tabac, chaque 31 mai. L’occasion d’aider les fumeurs à modifier leur comportement au travers de conseils et de réponses à leurs questions sur les conséquences du tabagisme certes, mais aussi et surtout, sur les alternatives existantes au sevrage total de tabac. Un enjeu de santé publique puisque l’OMS estime que sur les7.5 milliards d’humains vivant sur la planète, les fumeurs seraient au nombre d’un milliard ! Alors qu’une personne en meurt toutes les six secondes sur la planète, gros plan sur la cigarette électronique pour arrêter de fumer.

La cigarette électronique

En marge des patchs et des gommes à mâcher à la nicotine, de l’inhaleur, de la médecine douce et autres médicament prescrits par un médecin notamment, la cigarette électronique est également une alternative à la cigarette classique pour un sevrage en douceur.

Anatomie d’une cigarette électronique

La cigarette électronique – également appelée e-cig ou e-cigarette – est un petit appareil qui permet de récréer de manière artificielle les mêmes sensations qu’avec une cigarette classique. Elle se compose de trois éléments : une batterie comme source d’énergie, un clearomiseur contenant un réservoir pour l’e-liquide et une résistance pour évaporer le liquide. Il existe alors deux combinaisons possibles. Dans le premier cas, la cigarette électronique se compose d’un clearomiseur, d’une batterie, d’un drip tip (embout buccal). Dans le second cas, elle se compose d’un atomiseur, d’une cartouche tank, d’une batterie et d’un drip tip. Peu importe le modèle, le principe reste le même : lors de l’aspiration, l’e-liquide se mélange à l’air inspiré puis, au contact de la résistance de l’atomiseur/clearomiseur, il se transforme en vapeur.

Modèles existants

Il existe aujourd’hui de nombreux modèles de cigarettes électroniques. Certains ressemblent à une cigarette classique, d’autres ont une forme cylindrique, à l’image des modèles « Ego ». Il est également possible d’opter pour des « Mod » ou des « Box » qui présentent l’avantage de régler la puissance de la vapeur et de bénéficier d’une plus grande autonomie de batterie notamment. Dans tous les cas, il convient d’opter pour un modèle d’e-cigarette qui correspond à ses besoins, qui soit suffisamment autonome et simple d’utilisation.

Composition des e-liquides

En règle générale, les e-liquides sont tous composés de la même manière, seules les proportions de ses éléments diffèrent d’un produit à l’autre. Il y a du propylène glycol qui favorise la sensation de « hit » en gorge lors de la vape et restitue fidèlement les saveurs, de la glycérine végétale qui adoucit le hit et qui est à l’origine de la vapeur épaisse, des arômes, de la nicotine. Parfois, il est possible de retrouver également de l’eau et/ou de l’alcool.

Concernant les arômes, il en existe des « mono » comme le chocolat, la vanille ou encore la menthe ou bien des mélanges. Les arômes existent en cinq grandes familles : tabac, saveurs fruités, saveurs boissons, saveurs mentholées et saveurs gourmandes. En parallèle, il existe également des kits pour composer soi-même son e-liquide, dans la veine du DIY.

Les dosages en nicotine varient eux aussi afin de faciliter le sevrage en douceur et de manière pérenne. Il en existe ainsi quatre dosages : 0 mg/ml, 6 mg/ml, 11-12 mg/ml, 16-18 mg/ml. Les personnes fortement dépendantes à la nicotine opteront dans un premier temps pour un dosage compris entre 16 et 18 mg/ml de nicotine. Les personnes moyennement dépendantes, choisiront un e-liquide dosé, entre 11 et 12 mg/ml de nicotine. Les fumeurs peu dépendants opteront pour un dosage à 6 mg de nicotine. Le tout étant bien entendu, de réduire progressivement le dosage en nicotine pour arrêter de fumer.